Retour sur la conférence "le réchauffement climatique mondial, un risque majeur pour l’avenir de l’humanité"

Une conférence intitulée « le réchauffement climatique mondial, un risque majeur pour l’avenir de l’humanité » s’est tenue le 30 mars 2017 au sein de l’amphithéâtre TRESCA des Arts & Métiers (Lille) de 19h15 à 21h. Une soirée thématique était organisée par le Groupe régional des Hauts-de-France de la S.F.E.N. (Société Française de l’Energie Nucléaire) et l’Union Régionale des Ingénieurs et Scientifiques Nord-Pas-de-Calais sur ce thème. Réunissant environ une centaine de personnes, cette soirée fut l’occasion d’écouter Jean-Pierre Perves (ENSAM – Ingénieur en Génie atomique) sur la cohérence de la loi sur la transition énergétique.

Ce point ne s’explique pas par un manque d’énergie fossile mais par une urgence climatique. En effet, depuis 1945, une augmentation continue de la température et des gaz à effet de serre est scientifiquement prouvée. Au vu des conséquences sur le climat mais aussi sur la santé, il est important de se désengager des énergies polluantes.

Les objectifs de la loi sur la transition énergétique ne semblent pas adaptés à la situation actuelle et future. Ces derniers sont bas et difficiles à tenir. Pourtant, grâce à un plan de transition énergétique plus adapté, nous pourrions aller au-delà de ces enjeux.

Actuellement les pouvoirs publics souhaitent réduire de moitié la consommation énergétique de près de 17 millions de logements soit un coût total de 680 milliard d’euros. Peut-être serait-il plus efficace et moins onéreux de s’attaquer directement aux énergies polluantes, en les réduisant au maximum (fioul, charbon en Europe) et en privilégiant les énergies décarbonées (nucléaire, éolien, solaire) ? Des énergies « vertes » existent mais elles sont controversées (exemple : bio-carburant) ou concurrencent d’autres usages (exemple : bois).

Bien que certains pays comme le Danemark se désengagent du charbon, d’autres, en Europe de l’Est construisent de nouvelles centrales à charbon. C’est sans doute un effet pervers de la politique menée en Europe. Cette dernière répartie l’effort de la réduction des émissions des gaz à effet de serre pour chaque pays en fonction de leur Produit Intérieur Brut. Autrement dit, les pays les « plus riches » paient une taxe carbone plus élevée. Il n’existe pas une seule forme d’énergie propre, très performante et peu coûteuse. Il est alors nécessaire de les combiner.

Après une heure de conférence aussi dense qu’intéressante, les différentes sources d’émission de gaz à effet de serre ont été décryptées avec beaucoup de minutie apportant à la fois des informations pratiques et des nouveaux axes de réflexions. Toutefois, vu l’étendu de ce sujet, certains points n’ont pas été discutés, par exemple les problématiques liées au stockage et à l’enfouissement des déchets radioactifs.

Article rédigé par Mathilde Peruzzi (EEP - Université Lille 1)