CLIMIBIO, un projet environnemental pluridisciplinaire des Hauts-de-France

Le projet du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) CLIMIBIO (2015 -2020) est un projet environnemental pluridisciplinaire regroupant 16 laboratoires de la région Hauts-de-France. Il est soutenu financièrement par des fonds de la Région Hauts-de-France, du FEDER de l'Union Européenne, du Ministère de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, et des établissements tutelles des laboratoires.

Ce projet a pour but d’étudier l’évolution des milieux et du climat, d’analyser les impacts de ces évolutions sur la biodiversité, la qualité de l’air, la santé, la société et d'envisager les perspectives et stratégies d'adaptation à ces changements. A ce titre, le projet proposera des pistes d’atténuation de ces effets en agissant à la source et en s’appuyant sur des outils prédictifs d’aide à la décision. Un volet important du projet concerne plus particulièrement la région Hauts-de-France, zone potentiellement fragile à certains effets du changement climatique. La région est en effet un territoire au relief peu prononcé, en permanence balayé par des masses d’air provenant des grandes zones-sources de pollution qui le borde. Dans ce projet, nous mettons en place des observations ciblées, concertées et multidisciplinaires des impacts, en région Hauts-de-France et dans les zones limitrophes, du changement climatique sur la dynamique des milieux, et en particulier de l'atmosphère, sur la biodiversité, la santé humaine et la société. Ces observations doivent permettre de prévoir les impacts futurs, d’orienter les actions à mener et de prédire leur efficacité à partir de modèles déterministes validés par les observations.

Retour sur la journée d'étude "Energie Citoyenne au service de la transition énergétique"

A l’initiative de diverses structures telles que la MRES, Virage Energie, la SGN ou l’EDA, une journée d’étude autour du thème de l’énergie citoyenne dans le contexte de la transition énergétique fut organisée ce 12 octobre dernier.

Celle-ci, basée sur la rencontre, le partage et l’échange d’informations, a permi de réunir autour d'une journée d'expertise conviviale et dynamique nombres d’élus, techniciens de collectivité, associations, étudiants, chercheurs ou encore citoyens autour de ces thèmes et des questions qui en découlent. En effet, la transition énergétique est un défi à l’échelle de notre région dont il est important de se soucier. Les citoyens, par leurs engagements auprès des territoires, relèvent ce défi. Ils apportent de nouvelles solutions et des perspectives encourageantes dans notre façon de gérer les ressources disponible. Il est alors intéressant de s'intéresser à la façon dont cela se met en place ! 

Par l’intermédiaire de présentations consacrées à la connaissance et à la compréhension dans un premier temps, de nombreux éléments concernant la dimension géologique de la ressource (hydrocarbures fossiles), sa raréfaction ou son abondance ont pu notamment être discutés. Naissant de la matière organique, cette ressource qui n’en est pas encore une passe par de nombreuses et d’importantes transformations avant de devenir ce que l’on appelle communément « les hydrocarbures fossiles ».

Cette ressource devient alors très convoitée dans nos sociétés. Découverte du gisement, mise en exploitation, phase de production et de distribution sont autant d’opérations nécessaires afin de commercialiser le produit. Cette ressource n’étant pas renouvelable, ses stocks diminuent lentement jusqu’à son épuisement. Un premier palier ayant déjà été franchi avec le controversé mais néanmoins confirmé « Peak Oil ». Ce concept désigne le moment où notre production de ressource pétrolière cessera d’augmenter et commencera à décliner. Pour certains, nous l’avons déjà atteint, pour d’autres, nous l’atteindrons sous peu. Tous nos indicateurs, qu’ils mesurent le PIB, la population, le tourisme, le nombre de catastrophes naturelles, la consommation d’énergie, sont en constante augmentation, démontrant le poids toujours plus important que l’Humanité fait subir à la planète. Néanmoins, la limite, nous l’avons atteinte avec le réchauffement climatique en cours et dont l’issue pour notre civilisation est incertaine.

Face aux effets néfastes de notre croissance, des solutions existent. La sobriété énergétique peut en faire partie. C’est ce que se sont efforcés de nous présenter les intervenants dans un second temps, notamment par l’intermédiaire de témoignages d’acteurs locaux et territoriaux ayant entamé des actions en matière de transition et de sobriété énergétique au service de la communauté.

Article rédigé par : Gregory Pitrel (Clersé)